[Fic] Ce que les BD ne révèlent pas... - Épisode 5
Par Kristaline, jeudi 14 septembre 2006 à 19:50 :: [Fanfictions] :: #202 :: rss
Titre: Ce que les BD ne révèlent pas… - Épisode 5 : Les voisins
Auteur: kristaline
Idée de l’épisode trouvée par : Trichoco
Rating: PG
Disclaimer: Éditions Dupuis
Notes: POV (Point de vue) Spip. Rappelez-vous du chapitre 2 des Crocs de l’hiver, dans lequel il comparait une des victimes du loup-garou avec le chien du voisin…
Je n’étais pas déçu de quitter cette jungle urbaine. Aucune larme pour les voitures en trombe ni pour ces bruits si désagréables. Déjà que je devais survivre là où mon maître allait, je ne pouvais me reposer sans faire face au danger quotidien.
Fini le stress, bonjour le calme à la campagne ! Pour une rare fois, Fantasio avait eu une idée géniale en nous proposant, à Spirou et à moi, de venir s’installer dans son nouveau chez-soi. Je sentais que j’allais bien m’y plaire ici…
Cependant, les choses n’étaient pas aussi simples, comme casser une cacahuète en deux. Dès le premier jour, alors que je faisais le tour du propriétaire, j’ai croisé ce colosse à la face hideuse. Je vous le jure, son museau me faisait croire qu’il avait foncé directement dans un mur ! Déjà, ses jappements me donnaient mal à la tête… il fallait le taire au plus vite !
Et comment croyez-vous que j’ai procédé ? En mordant une de ses pattes, bien entendu ! Ah ! ce que j’ai rigolé en le voyant courir chez lui, couinant sa douleur. Or, on ne rigole plus lorsque le voisin – le premier à venir nous voir – vient porter plainte…
- Votre écureuil a mordu mon Colosse ! fulmina-t-il – tiens, lui aussi l’appelle colosse ?
- Hé oh, on se calme ! dit Fantasio. Il y a plein d’écureuils qui auraient pu mordre votre chien !
- Le vôtre est facilement reconnaissable, aussi dodu qu’il est !
Eh ! Me parler ainsi, c’est mal connaître Spip ! Vexé, je me jeta sur ce rustre porteur de sandales et lui mordis la grosse oreille.
- OUILLE !
- Spip, lâche-le ! ordonna Spirou.
Mais je ne lui obéis point. Encore mieux, je mordis plus fort.
- AHHHH !!! SALE BÊTE, LÂCHE-MOI !!!
Malheureusement, je ne pus profiter de ce plaisir sadique plus longtemps, car mon maître m’arracha de ce grossier personnage. Alors que Fantasio se confondit en excuses les plus médiocres, celui qui me tenait entre ses mains me gronda sérieusement.
- Spip, on ne mord pas les voisins. Tu m’entends ?
Avant qu’il ne me prive de gâteries, je me résigna à obéir. Cependant, rien ne m’empêcha, par la suite, de concocter des plans avec mes amis, question de taquiner le gentil chien-chien…

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