[One-shot] Délicieux piège
Par Kristaline, jeudi 30 novembre 2006 à 10:53 :: [Fanfictions] :: #228 :: rss
Titre: Délicieux piège
Auteur: kristaline
Rating: PG13
Disclaimer: Éditions Dupuis
Notes: One-shot dédié à Tarrin, deux jours après l’anniversaire de Morvan. Même si j'ai découvert par sa réponse (celle de Tarrin ;)) que nous n'avons pas les mêmes pairings, je sais au moins ce que je risque de lui écrire l'an prochain... ^^
Jamais il n’aurait pu prévoir la fin. Il avait pourtant prédit la présence de Seccotine à ce pique-nique à Champignac, les maladresses de Zorglub lorsque ce dernier servit le vin (il fulmina de ne pas avoir prévu de chemise de rechange) et la chasse aux champignons qu’avait organisé monsieur le Comte (ainsi que cette obligation de coopérer avec cette peste blonde). Cependant, il ne se doutait pas de ce qu’il allait arriver bientôt…
- On dirait que le temps se gâte, constata Seccotine en levant la tête.
- Pas assez pour pleuvoir, ajouta Fantasio.
Il aurait dû se taire, car, à ce moment précis, une pluie torrentielle s’abattit dans la forêt. La jeune femme prit alors la main de son collègue et l’entraîna en faisant demi-tour.
- Vite ! Retournons au château !
Il la fit arrêter en saisissant son poignet.
- C’est trop loin, nos vêtements seront trop trempés !
- Ils le sont déjà !
Elle voulut qu’il reprenne le pas, ce qu’il fit, mais il l’emporta dans une autre direction.
- Je connais un abri encore plus proche d’ici ! expliqua-t-il. Fais-moi confiance !
-xxx-
Effectivement, ce fut sous un grand chêne, croisé sur leur route récemment, que Fantasio et Seccotine trouvèrent refuge. Adossés contre ce large tronc, les feuilles leur offraient une protection contre cette pluie qui se métamorphosait en orage.
La blondinette tapa du pied, afin d’éviter d’éclater d’impatience face à cette situation. Mais elle ne put s’empêcher de dire ceci :
- Je le savais qu’on aurait dû rentrer…
Fantasio soupira d’agacement :
- Et la voilà qui recommence…
- Pardon ?!
Cette vexation poussa le journaliste à exprimer sa frustration avec froideur.
- C’est toujours la même histoire chaque fois que tu es là ! À la moindre erreur que je pourrais commettre, tu rajoutes que mademoiselle avait raison !
Piquée au vif, Seccotine répliqua :
- Parce que tu crois que se retrouver sous un grand arbre, en plein orage, est sécuritaire ?
- Et attraper une pneumonie après une douche froide, tu connais ça ?
Soudain, le tonnerre gronda si fort que le duo se retrouva, par réflexe, enlacés, l’un dans les bras de l’autre. À peine quelques secondes plus tard, lorsqu’il eut conscience de son geste, Fantasio se retira brusquement de l’étreinte.
- Retournes au château, si c’est ce que tu souhaites ! cracha-t-il. Puisque môssieur Fantasio a tort et que mademôiselle Seccotine a toujours raison !
Mais la jeune femme ne se détourna pas de son regard. Sourire en coin, elle lui répondit :
- Désolée de te décevoir, mais je vais devoir rester jusqu’à ce que l’orage soit moins menaçant…
Que voulait-elle dire ? Que c’était lui qui avait enfin raison ? Pour une rare fois, le photographe lui adressa un sourire teinté d’un sentiment victorieux. Espiègle, Seccotine l’avertit :
- Profite-z-en, ces instants ne vont pas durer longtemps…
Un autre coup de tonnerre fit sursauter la blondinette, qui se retrouva à nouveau dans les bras de Fantasio. Cette fois-ci, il ne prit pas l’initiative de se détacher, tant il était troublé par cette chaleur humaine appuyée contre son torse. Il ne remarqua pas les bras qu’il porta au creux du dos de sa collègue ni ceux qu’elle passait autour de son cou. Ni ses paupières, qui se fermaient naturellement…
Il ignorait combien de temps ils restaient ainsi. Il ignorait même que l’orage avait cessé. Mais il sut que c’était la voix de Spirou qui le ramena à la réalité. Il ouvrit brusquement les yeux et se sépara de Seccotine, embarrassé.
- Ce n’est pas ce que tu crois ! se défendit le blond.
Mais le rouquin sourit, amusé par la situation. Alors qu’il leur tendit des serviettes, il leur dit :
- Avec des réconciliations de ce genre, on devrait cueillir des champignons plus souvent.
À cet instant, Fantasio eut envie de l’étrangler avec sa serviette, mais il ne fit rien. Il ne dira à personne l’effet qu’il ressentit il y avait à peine quelques minutes. C’était trop humiliant pour son orgueil. Si seulement elle n’était pas journaliste…

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