[Fic] Femme de choc - Chapitre 9
Par Kristaline, mercredi 3 octobre 2007 à 16:33 :: [Fanfictions] :: #316 :: rss
Titre: Femme de choc – Chapitre 9 : Rationalité, sentiments et instinct
Auteur: kristaline
Rating: R
Disclaimer: Éditions Dupuis
Notes: Concluons le sort de certains personnages, mais ne concluons pas encore cette fic :P !
- Assez de discussion !
À l’exception de Cyanure et de Nathan, le reste du groupe fut grandement étonné de voir Ororéa s’être relevée sans peine. Or, la femme bionique ayant remarqué que cette dernière se tenait aux côtés d’un Zorglub tenant un tournevis, vint dans leur direction.
Cependant, lorsqu’elle sentit la solide poigne de la Polynésienne sur sa gorge, elle comprit que le scientifique s’était retourné contre elle. Elle fit une tentative pour se libérer de cette main, mais en vain, Ororéa tenant bon.
- Cette fois, la partie est terminée, déclara froidement cette dernière.
Or, aucun signe de désespoir se refléta sur les yeux vitreux de Cyanure.
- Vous pouvez me contrôler dans ce monde, mais oseriez-vous le faire dans un autre ?
Sur ces mots, l’androïde devint inanimée. Zorglub, sachant ce qu’elle allait faire, se précipita sur la prise de courant alimentant l’ordinateur et, en tirant sur le fil, éteignit l’appareil.
- Mais qu’avez-vous fait ? demanda Fantasio, interloqué.
- Elle a voulu s’enfuir par le biais d’Internet, expliqua le scientifique, mais elle a ignoré que j’ai récemment installé un pare-feu. Ainsi, elle reste bloquée dans l’ordinateur, surtout s’il est désactivé.
- Alors, là, vous m’étonnez !
- Je sais… dit le savant, flatté.
- Vous savez vous servir d’un pare-feu ?!
- Papa ?
- Oui, Célestia ?
- Le méchant Nathan vient de s’enfuir !
Sans prévenir, Ororéa lâcha la carcasse de son clone et se précipita vers les escaliers avec une vitesse étonnante. Cela a pris peu de temps avant que Spirou ne se décide.
- Je suis Ororéa ! dit-il en courant. Occupez-vous des enfants et de Cyanure !
Enfin, les autres purent réagir…
- Mais comment elle fait ? s’étonna Luna.
- C’est monsieur Zorglub, répondit Manuarii avec admiration. Il a soigné ma mère.
Entre temps, Seccotine trouva la clé qui permit de délivrer les enfants des chaînes qui les retenaient. Le fils d’Ororéa libéré, celui-ci se jeta dans les bras de l’ancien mégalomane en guise de remerciement. Ce dernier voulut lui dire qu’il n’avait pas soigné sa mère, mais plutôt amélioré ses capacités en les rendant égales à celle de Cyanure. Finalement, il se ravisa, étrangement ému de recevoir cette étreinte.
Puis, Fantasio prit avec lui l’élément important de l’ordinateur : la tour, celle qui contient entre autres le disque dur.
- Et maintenant, on la détruit, c’est ça ? demanda-t-il.
- Non ! s’objecta Zorglub en se dégageant des bras du garçon. Surtout pas ! Elle ferait un excellent sujet d’études…
- Pardon ?! Un excellent sujet d’études ?
Cette fois-ci, le journaliste ne se pria pas pour exprimer le fond de sa pensée.
- Avez-vous oublié qu’elle vous a enlevé ? Qu’elle s’en est prise à celles qui ont tenté de vous sauver ? Qu’elle aurait pu s’en prendre aux enfants ici présents ? Et sans compter tout le mal qu’elle aurait pu faire si ces projets se sont réalisés ? Non, je préfère en finir une fois pour toutes !
- Attends, Fantasio ! s’interposa Seccotine. Tu ne peux décider le sort de Cyanure. Zorglub non plus. Le seul qui le peut est son créateur, soit Caténaire.
- Elle n’a tort, avoua Luna. Bon, maintenant que le sort en est jeté, rejoignons Spirou et Ororéa, qui auront sûrement retrouvé Nathan.
- Bonne idée, et ensuite, dodo pour les enfants !
- Oh non ! s’exclamèrent en chœur les enfants.
- Je ne suis pas fatigué ! protesta Gaeth.
-xxx-
Lorsqu’ils sortirent à l’extérieur, ils remarquèrent que Spirou les attendait.
- Alors ? demanda Fantasio. Pourquoi ne l’as-tu pas suivie ?
- C’est ce que j’aurais fait si Ororéa aurait laissé des traces, ce qui n’est pas le cas…
Voyant l’air inquiet de Manuarii, le rouquin le rassura.
- Ne t’en fais pas, elle devrait revenir.
- Euh, monsieur Spirou ?
- Oui, Zorglub ?
Le savant le prit à part et l’éloigna du groupe.
- Je voulais vous le dire depuis le début, mais je ne pouvais le faire face aux enfants.
- Une minute !
Zorglub fut surpris de voir Luna s’approcher d’eux.
- Luna… soupira Spirou, agacé.
- Oui, c’est bien moi ! répliqua sa compagne, rebelle. Et s’il y a une chose que je déteste, c’est bien les cachoteries qu’on me fait derrière le dos.
- Je suis désolé, dit le scientifique, mais je pouvais exposer de telles horreurs à votre fils.
- Ça ne me dérange pas du tout.
- Et moi non plus !
Seccotine s’était approchée à son tour.
- C’est un peu cruel, je l’avoue, mais ils ont autant le droit de le savoir que nous.
Devant tant de volonté de la part de ces deux femmes, Zorglub se plia, ce qui amusa Spirou, qui prit le temps de poser une main sur l’épaule de Luna et de lui complimenter :
- Tu aurais pu faire une excellente journaliste, tu sais.
- À chacun son domaine, fit sa partenaire en lui retournant le compliment.
Entretemps, Fantasio avait placé une Lily-Ann épuisée par les émotions dans la fourgonnette familiale au moment où Zorglub revenait vers le groupe, accompagné de Spirou, Luna et Seccotine.
Il expliqua à tous le projet secret de Cyanure : un monde envahi par les machines. Bien sûr, Spirou et Fantasio ne s’en doutaient pas, mais ils ignoraient que l’androïde voulait la collaboration de Zorglub afin de créer un implant électronique pouvant contrôler les humains et ainsi former une armée qui irait à l’assaut des plus grandes puissances militaires de la Terre : hommes, femmes, même les enfants en feraient partie. Et une fois la Terre dominée par cette armée, les machines auraient utilisé les humains comme esclaves, d’autant plus qu’elles se serviraient des fonctions reproductives pour augmenter leur nombre.
Où cela aurait-il pu aller ? Zorglub n’en savait rien, mais il craignait le pire. L’esclavage aurait probablement servi à l’extraction de minéraux et à leur transformation. Cela voulait dire creuser dans des ressources rares et non renouvelables, mais aussi une demande de plus en plus forte en électricité. Les terres servant à l’extraction, il aurait été de moins en moins possible de pratiquer l’agriculture alors que la population humaine serait obligée d’augmenter afin de satisfaire les besoins d’une dictature électronique. Cette surpopulation aurait amené des maladies qu’on aurait cru disparue à jamais.
Peut-être que Cyanure aurait réglé ce problème d’expansion en colonisant la Lune ou Mars, qui sait, mais le scientifique savait une chose : l’être humain était prêt à sacrifier une partie de sa liberté pour vivre en société, mais jamais il ne voudrait la sacrifier entièrement. L’histoire l’a montré plusieurs fois : cela pouvait encore arriver.
Encore éveillés, Manuarii, Gaeth et Célestia écoutèrent attentivement cette nouvelle choquante. Les plus jeunes ne pouvaient encore concevoir une telle abomination, mais, un jour, ils finiront par comprendre, et ils remercieront leurs mères de leur avoir permis d’ouvrir les yeux sur le monde qui les entourent. Quant à Manuarii, il se fit la promesse d’en parler à Lily-Ann, une fois qu’elle sera réveillée. Car il ne pouvait la laisser dans l’ignorance à propos d’une catastrophe qui était sur le point de se réaliser.
Au même moment, Ororéa revint, tenant dans ses bras des morceaux métalliques tordus.
- Où est Nathan ? demanda Spirou.
Le regard d’Ororéa lui indiqua que les débris qu’elle gardait contre elle était ce qui restait de Nathan.
- Que lui est-il arrivé ? voulut savoir Fantasio.
- Il a voulu traverser le chemin de fer avant que le train ne passe… malheureusement, le train l’a frappé.
Célestia tentait de garder ses larmes pour elle, mais en vain. Elle avait beau détester Nathan depuis que celui-ci avait fait d’elle une prisonnière, elle restait tout de même sensible.
L’entendant pleurer, Ororéa posa les morceaux par terre et se dirigea vers Zorglub.
- Désactivez l’implant.
- En… en êtes-vous sûre ? demanda le savant. Vous pourriez être une surhumaine si vous le souhaitez.
Sans dire un mot, Ororéa saisit son tournevis et désactiva l’implant d’elle-même. Accablée par ce qu’elle avait dû subir en tant qu’être presque robotique, elle chancela, mais fut rattrapée dans l’inventeur.
- Mais… pourquoi ? murmura Zorglub.
La Polynésienne lui sourit faiblement avant de lui répondre :
- J’ai compris… qu’en étant purement rationnel… on ignore bien des souffrances. Mais aussi… toutes ces émotions qui nous font du bien…
- Quelles… émotions ? voulut comprendre le scientifique, piqué par la curiosité.
Rassemblant ses forces, Ororéa prit appui sur les épaules de son supporteur, le regarda dans les yeux et lui chuchota :
- Je dois avouer… que vous me plaisez…
La première réaction de Zorglub fut de rougir instantanément. Puis, la deuxième fut une énorme boule de joie qui le fit danser, entraînant sa Vénus avec elle.
- Ha ha ha ! Elle me plaît ! Et je lui plaîs !
Ce bonheur jeta les témoins dans la consternation. Cependant, ce ne fut pas long avant que Luna éclata de rire, puis Spirou, puis Seccotine, puis les enfants et enfin, Fantasio qui, bien que méfiant de Zorglub, remarqua à quel point l’amour pouvait le transformer.
Cependant, Spirou cessa rapidement de rigoler. Où était passé Spip ?
-xxx-
Couché tout près du nouvel aquarium qu’avait installé le Comte, Spip admira les prouesses aquatiques de Cassiopée, qui agissait comme si elle n’avait jamais découvert le monde extérieur. Cependant, elle s’arrêta rapidement dans ses jeux.
- Quelque chose ne va pas ? demanda l’écureuil terrestre.
Pour réponse, la femelle vint vers lui, mais seule la vitre les séparait.
- J’ignore si c’est parce que tu es le seul mâle d’une espèce semblable à la mienne, mais… je veux m’accoupler à toi.
Spip faillit bondir de joie, mais il ne voulait point vexer sa future compagne. Cependant, un détail vint l’embêter.
- Mais… comment allons-nous le faire ?
- Je ne vois qu’une solution… à la surface de l’eau.
Le rongeur se retenait pour ne pas s’opposer. Il détestait l’eau, encore plus l’eau de mer. Mais s’il voulait accomplir ce qu’il souhaitait, autant se taire…
Grimpant sur les étagères, il prit son élan et plongea dans l’eau, où Cassiopée le rejoignit. Ils s’installèrent du mieux qu’ils purent pour cet acte vieux depuis la nuit des temps quand soudain…
- Sabre de bois ! Zorglub serait ravi d’entendre que sa petite créature est apte à se reproduire…
- Euh, monsieur le Comte ? demanda Spip. N’avons-nous pas droit à un peu d’intimité ?

Commentaires
1. Le mercredi 3 octobre 2007 à 16:57, par Maria
2. Le jeudi 4 octobre 2007 à 15:42, par Emyla
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