L'Autre Seccotine 1
Par Synister, mardi 6 novembre 2007 à 05:43 :: [Fanfictions] :: #320 :: rss
Quand les rêves se mêlent à la réalité... et qu'on arrive plus à faire la différence. Certains personnages auront à refaire le point sur leur vie et leurs sentiments suite à une invention de Champignac tout à fait...fascinante. C'est la première fiction que j'écris à propos de Spirou et Fantasio et j'espère qu'elle vous plaira. Les commentaires sont les bienvenus =)
PROLOGUE
Ils cognèrent plusieurs fois à la porte du manoir, mais personne ne vint à leur rencontre. Fantasio, comme à son habitude, fut le premier agacé et il se mit bientôt à râler, au grand damne de son compagnon aux cheveux roux.
« Môsieur le comte nous demande de venir à neuf heures, mais bien sur ça ne lui traverse pas l’esprit d’y être!
- Allez Fantasio! Ce n’est pas la première fois qu’il est si absorbé par ses expérimentations qu’il en oublie l’heure.
- Qu’il en oublie l’heure, je n’en ai rien à faire. Par contre m’oublier, c’est tout autre chose! »
Partagé en l’exaspération et l’esclaffement, Spirou abandonna également l’idée que le comte viendrait à leur rencontre. Il poussa la porte du manoir, s’engouffra à l’intérieur et appela le scientifique à quelques reprises. Au bout d’un instant, une voix lointaine les invita à entrer.
Cette invitation poussa l’agacement de Fantasio à son apogée.
« Voilà qu’il nous invite à entrer! Qu’est-ce qu’il s’imaginait? Qu’on était toujours dehors à attendre comme des idiots?
- Fantasio...», le réprimanda à nouveau Spirou alors qu’ils se dirigeaient vers l’endroit d’où provenait la voix.
Ils arrivèrent bientôt dans la pièce où se trouvait le comte. Le sol gris était jonché d’appareils de toutes sortes, d’amas de fils, de vis, de minuscules pièces...Bref, de tout ce qu’un expert en électronique aurait pu souhaiter –avec beaucoup d’imagination-. Champignac avait devant lui un petit prototype de robot jaune de forme sphérique. Il était plongé dans son travail et ne semblait pas avoir remarqué l’arrivée des deux journalistes. Pour remédier à la situation, Spirou toussota discrètement afin d’attirer l’attention sur eux. Le vieux comte leva aussitôt la tête, puis il vint à leur rencontre, les bras grands ouverts et apparemment enchanté de les voir.
« Spirou! Fantasio! Quelle merveilleuse surprise! »
Fantasio grommela quelques mots incompréhensibles alors que son compagnon s’enquérissait déjà des nouvelles que Champignac avait à leur transmettre.
« Oh... je tenais à vous montrer une réalisation qui devrait vous étonner! répondit celui-ci.
- Est-ce que vous voulez parler de cette chose?» demanda Fantasio d’un ton détaché en désignant négligemment le petit robot déposé sur la table.
Il était encore abusivement vexé et se montrait nonchalant.
- Certes, non! Suivez-moi... Elle est dans le jardin. Je dois dire qu’elle démontre déjà des dispositions...étonnantes. Il faut dire qu’à quelques détails près, elle ne diffère pas vraiment de Cyanure.»
Subitement redevenu sérieux, Fantasio échangea un regard interrogatif avec Spirou. Tout deux curieux, ils suivirent aussitôt le comte à travers les couloirs du manoir. Ils atteignirent finalement le jardin, où poussaient des plantes tout à fait fascinantes. L’une d’elles, un immense bulbe rose disproportionné par rapport à la tige frêle qui le supportait, tenta de mordre Fantasio alors que celui-ci passait près d’elle. Son énorme bulbe s’ouvrit, découvrant deux rangées de dents dignes du plus féroce alligator. Le journaliste y échappa de justesse et prit soin de garder une distance raisonnable de toute autre plante qui croisait son chemin.
Heureusement pour lui, le comte ne les amenait pas bien loin. Il s’arrêta d’ailleurs quelques secondes plus tard, près d’un petit ruisseau à l’eau clair. Une femme d’apparence jeune était agenouillée et ramassait des champignons grisâtres qu’elle mettait ensuite dans un panier qu’elle avait à la main.
« Voilà Abelina, nommée en mémoire de ma défunte grand-mère », leur présenta Champignac alors que la jeune femme relevait la tête.
Celle-ci délaissa ce qu’elle faisait et vint à leur rencontre en souriant.
« Parbleu! Ce n’est pas à Cyanure, mais à Seccotine que cette fille ressemble à s’y méprendre! s’exclama Spirou dont les yeux s’étaient arrondis d’étonnement.
- Je dois admettre que l’effet est assez réussi.
- Est-ce une cousine éloignée? demanda Fantasio qui observait la jeune femme avec attention.
- Non, c’est un robot de ma création. Je suis scientifique, mais certes pas artiste, alors j’ai demandé à Seccotine de me servir de modèle et elle s’est aimablement prêtée à l’exercice.»
Alors que Fantasio s’extasiait encore sur la ressemblance du robot et du modèle, Spirou, la main sur le menton, semblait soucieux.
« Mon père m’a souvent parlé de vous!» intervint soudain Abelina comme si elle s’en souvenait soudain.
Elle les observait tout deux avec respect et attention.
« Vous êtes des journalistes incroyables, admirés pour leur courage et leur esprit! »
Spirou et Fantasio échangèrent un regard étonné. Entendre ses mots à travers la bouche de Seccotine –ou plutôt, sa réplique- était tout à fait aberrant.
« Décidément, le nouveau modèle dépasse largement l’ancien! s’exclama Fantasio qui observait le robot avec un large sourire, les yeux diaboliquement pétillants.

Commentaires
1. Le mardi 6 novembre 2007 à 15:27, par Kristaline
2. Le mercredi 7 novembre 2007 à 18:15, par Emyla
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