Le prix de l'enfance-Chapitre 4
Par Emyla, vendredi 28 décembre 2007 à 03:19 :: [Fanfictions] :: #321 :: rss
Voici donc le chapitre 4, Enfin de l'action!;) Et en plus, vous en avez deux pour le prix d'un parce que les chapitres 4 et 5 ne faisaient qu'un auparavant. Mais c'était beaucoup trop long alors je l'ai coupé en deux, ce qui m'a permis aussi de rajouter quelques trucs! Le chapitre 5 ne sera donc pas long avant d'arriver.
Pendant que Seccotine s’acquittait tant bien que mal de ses nouvelles fonctions, Spirou et Fantasio faisaient leur petite enquête dans les rues avoisinant l’école. Ils refaisaient encore et encore les chemins des enfants en scrutant les environs minutieusement. Rien n’échappait à leur regard inquisiteur : les trottoirs, les murs, les fenêtres des maisons… Ils interrogèrent aussi tous les voisins et commerçants du quartier. Malgré leurs efforts, après quelques heures, ils étaient encore bredouilles.
-Bon ça suffit! Soupira Fantasio. Ça fait six fois qu’on fait chacun des itinéraires et on ne trouve rien! Je meurs de faim et de froid! J’ai besoin de souffler un peu…
-Comme tu veux… De toute façon, je crois qu’il va recommencer à pleuvoir…
-Je te jure, il y a de ces jours…
Ils se dirigèrent vers un petit café non loin de l’école pour casser la croûte. Ils prirent une soupe chaude et un sandwich chacun avec un café. Spip eut aussi droit à un petit plat de noisettes. Ils restèrent longtemps sans parler… Spirou essayait autant que possible d’engager la conversation, mais Fantasio, le regard dans le vide, ne desserrait les dents que pour mordre dans son jambon-fromage. Le rouquin finit par s’impatienter :
-Je ne sais pas ce que tu as aujourd’hui, mon vieux, mais ton humeur est vraiment exécrable! Je ne peux pas croire que ce soit seulement à cause de la température!
-Non, non… ce n’est rien… Je me suis levé du mauvais pied, c’est tout… répondit le blond en baissant les yeux.
-Tu as l’air soucieux… quelque chose te tracasse? insista son ami.
-Mais non, je te dis! Tu t’inquiètes toujours pour tout!
-Bon… mais je t’ai connu plus joyeux que ça!
Fantasio ne répondit rien et pris une autre bouchée mais s’exclama avant même de l’avoir avalée :
-Aaargh! Je ne tiens plus! Pourquoi Seccotine a été aussi gentille avec moi tout à l’heure? Tu le sais toi? Elle n’a pas dit une insulte!
-Heu… sincèrement, je n’avais pas remarqué…
-Elle cache quelque chose, j’en suis sûr! Ce n’est pas clair tout ça… Chaque fois qu’elle est comme ça, elle a une idée derrière la tête. Mais je suis incapable de mettre le doigt dessus! Elle est si étrange, en plus…
-Si tu te calmais un peu au lieu de devenir paranoïaque? Elle n’a pas nécessairement de mauvaises intentions. Elle n’avait peut-être pas envie de t’insulter aujourd’hui, après tout! J’imagine que ça doit lui arriver! Ironisa le Spirou.
-Elle ne perd rien pour attendre! Si elle croit qu’on va se laisser faire. Continua Fantasio en ignorant la remarque de son ami.
-Bon, ça suffit maintenant! Restons concentrés sur notre enquête.
-Oui, oui! Mais avoue que c’est bizarre…
-Tu lui demanderas quand elle appellera plus tard, d’accord? Proposa Spirou afin de mette un terme à la conversation.
-Ça, tu peux en être sûr!
-T’as fini de manger? Demanda le rouquin après une minute de silence.
-Heu… pas vraiment, pourquoi?
-Dépêche-toi, alors. J’ai quelque chose à te montrer…
-Bon, bon, j’ai compris!
Fantasio engouffra le reste de son sandwich et ils sortirent sous la pluie fine et froide au grand désespoir de Spip qui serait bien resté au sec plus longtemps. Ils marchèrent quelques minutes jusqu'à ce que Spirou s'arrête brusquement.
-Qu’est-ce qu’il y a? demanda Fantasio qui failli trébucher sur son ami.
-J’imagine que tu as remarqué ce qu’il y avait de semblable entre les deux itinéraires!
-Heu, pour être honnête, non, désolé, répondit Fantasio en se grattant le crâne. Excepté le fait qu’on passe souvent par ici…
-Parfaitement! Les deux itinéraires de nos garçons ont 200 mètres environ en commun!
-Tien donc, c’est vrai ça!
Ils étaient sur une rue bordée de maisons semblables; une rue qui s’appelait la rue de l’Église. D'un côté, la rue de l'Église s'étendait en ligne droite pour être arrêtée par une avenue. Une autre avenue la traversait à peu près à mi-chemin. C'est à partir de cette seconde avenue que les chemins des garçons devenaient communs. Lorsqu'on regardait de l'autre côté, vers l’école «Regnier», elle tournait à droite et après quelques maisons, elle longeait la clôture de la cour de la petite école primaire. Pour y entrer, les enfants devaient aller jusqu'au bout et tourner à gauche sur la rue du Cardinal, qui était beaucoup plus passante et où il y avait quelques petits commerces.
-Regarde, continua Spirou, pendant que les garçons marchent ici, sur une longueur d’à peu près 200 mètres personne de l’école ne peut les apercevoir et la rue est si étroite qu’elle est très peu passante, même le matin. En plus, elle est très isolée. C’est un endroit parfait pour une embuscade, non?
-Ouais… ce n’est pas fou comme idée. Je n’y aurais pas pensé moi-même… soupira le blond.
-Attends! Ce n’est pas tout! Allons voir ce que je veux te montrer.
Spirou entraîna son ami plus loin, au coin des rues de l’Église et du Cardinal, et il fit un discret signe de tête derrière eux, vers une voiture grise immobilisée près de la cour.
-Ben oui, il y a une voiture garée près de la grille, dit Fantasio en haussant les épaules. Qu’est-ce qu’il y a d’étrange à cela?
-Je l’avais remarquée plus tôt, mais elle est était partie juste avant d'aller manger. Je l'ai vue passer devant le café il y a quelques minutes, c'est ce qui a piqué ma curiosité. Le fait qu’elle soit revenue est d’autant plus étrange… Et en plus, le stationnement est interdit sur la rue. La question est : qu’est-ce qu’elle fiche là?
-La cour est encore pleine d’enfants; l’école n’a pas encore recommencé… Ça ne peut pas être un parent : ça n’a pas de sens! À moins qu'il surveille maladivement son enfant...
Tout à coup la voiture bougea.
-Attention! Elle repart! Essayons de voir où elle va, discrètement.
-Heu… à pied? Mais sait-on vraiment où elle va?
-Allez, viens!
Ils s'élancèrent à sa poursuite et ils la virent s’éloigner à toute vitesse et tourner pour s'enfoncer dans la rue. Mais, alors que les journalistes prirent le tournant qui les fit revenir aux rangées de maisons identiques, la rue qui s’étendait devant eux était vide; la voiture avait disparu.
Au même moment, une cloche sonna au loin annonçant le début des cours.
-C'est foutu! laissa échapper Fantasio… On l’a perdue…
- Elle a dû entrer dans un garage.
-Comment peut-on être sûrs qu'elle est bien ici? Elle a bien pu tourner plus loin là-bas.
-Je ne sais pas: Une intuition...Je me dis qu'à la vitesse à laquelle elle allait, on l'aurait entendue tourner comme lorsqu'elle a tourné a. Sinon, nous l'aurions vue.
-Bon, j'ai compris! De toute façon, tu as toujours raison... Qu’est-ce qu’on fait, alors? On inspecte?
-Pourquoi pas...
Ils s’avancèrent sans trop se presser, en observant toutes les entrées des résidences et tout à coup, la fameuse automobile réapparu dans l’entrée d’une des maisons de l’autre côté de la rue.
-Nom d'un chien! La voilà! dit Fantasio en tirant sur la manche du blouson de son ami.
-Traversons…
Mais au moment où ils mirent les pieds dans la rue, la voiture émis un vrombissement bruyant et se lança vers les deux journalistes (et l'écureuil) qui s’écartèrent de son chemin juste à temps. Les deux jeunes hommes tombèrent sur l’asphalte mouillé la face première tandis que Spip se réfugia en haut d’un poteau et Fantasio laissa échapper deux ou trois jurons. Ils entendirent des pneus crisser, mais lorsqu’ils relevèrent la tête, le véhicule avait disparu…
-C’est moi ou ce type voulais nous mettre en bouillie? Dit Fantasio en essayant d’essuyer la saleté sur ses pantalons. Pas trop de mal?
-Non, ça va, merci, répondit son ami en frottant un bras endolori. Mais il s’en est fallu d’un cheveu, dis donc!
-Mais où est-elle passée?
-Va savoir! Elle a de nouveau disparu!
-Ouais! À mon avis, on a tapé dans le mille en suspectant ce chauffard: ce comportement n’est pas normal.
Spip redescendit de son poteau et alla rejoindre les deux journalistes qui, plantés debout sous la pluie, se demandaient bien ce qu’ils allaient faire, maintenant que leur piste avait disparu.
-On devrait aller en parler à Seccotine, proposa Spirou. Il s’est peut-être passé quelque chose dans sa classe qui a à voir avec cette voiture. Peut-être a-t-elle des explications...
-Quoi? Tu veux retourner là-bas? S'écria Fantasio. Eh bien, vas-y tout seul. Pas question que je retourne affronter le cerbère et je pense que Spip est d’accord avec moi, hein Spip?
-Iiik! Approuva le rongeur. Ça, tu l’as dit! Je tiens à la vie!
-Je préfère rester ici surveiller, vraiment, continua le blond. Quitte à être un peu mouillé. Je vais fumer un peu, ça va me réchauffer… «Et puis, pensa-t-il pour lui-même, je n’ai pas vraiment envie de revoir Seccotine tout de suite en face… »
-Comme tu veux... ne t’éloigne pas trop, alors! «Et j’espère que d’ici mon retour, ton humeur se sera améliorée… » se dit Spirou sans oser énerver sons ami davantage en exprimant sa pensée à haute voix.
Spirou retourna alors vers la rue du Cardinal pour aller rejoindre son amie pendant que Fantasio allumait sa pipe et marchait dans la direction opposée. Les deux amis se perdirent de vue après quelques secondes. Spirou s’arrêta un instant lorsque son regard fut attiré vers une affiche collée sur un arbre. On y voyait la photo d’un jeune garçon blond souriant. En dessous, on pouvait y lire une brève description.
"Disparu : Cédric Van Melle; cheveux bruns, yeux noisette; 9 ans; Au moment de sa disparition, il portait un pantalon bleu, un polo jaune sous un manteau bleu et vert. Récompense pour tout élément permettant de le retrouver: 1500 €."
« 1500 €! Pensa Spirou. Ça devient sérieux… Quelqu’un a dû coller ces affiches cet après-midi sans qu’on s’en aperçoive… Mais quelle somme! Ils espèrent sans doute que cette récompense va encourager les gens. Pauvres parents… »

Commentaires
1. Le vendredi 28 décembre 2007 à 03:40, par Kristaline
2. Le vendredi 28 décembre 2007 à 07:16, par Jivie
3. Le vendredi 28 décembre 2007 à 20:20, par Kristaline
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