Le prix de l'enfance-Chapitre 7
Par Emyla, jeudi 29 mai 2008 à 03:18 :: [Fanfictions] :: #331 :: rss
voilà donc la suite! La première sortie de couple de Spirou et Seccotine:P. Bon, assez plaisanté... Le petit concours/devinette improvisé lancé la dernière fois (ici) m'a finalement amusée et j'ai décidé de laisser ça ouvert jusqu'à la fin de la fan-fiction. Si personne n'a trouvé la réponse d'ici là, je la dévoilerai alors. Voilà mon message est passé! Pour ce qui est du récit de la rencontre entre les deux "tourtereaux", je n'ai vraiment pas cherché loin, j'avoue, et vous aurez bien sûr deviné la référence!
Pour l'autre partie du récit, par contre, c'est complètement inventé.
Un vendredi soir. La noirceur était tombée depuis un bon moment déjà. Spirou conduisait la petite voiture sous une bruine légère. Lui et Fantasio faisaient le point sur l’enquête tandis qu’ils allaient chercher Seccotine pour le dîner chez les Becker. Pendant que son ami conduisait, le blond feuilleta nerveusement le journal du jour environ pour la vingtième fois depuis le matin.
-Je n’en reviens pas! S’exclama-t-il en fermant le quotidien et en le jetant en arrière de lui. Tu peux croire qu’après tout ce qu’on a fait, on a juste droit à un petit entrefilet de dix lignes sur la deuxième page? Dix lignes!
-Du calme, Fantasio... On n’a presque rien pour l’instant, c’est pour ça. Ils vont nous mettre en « une » quand on aura un vrai scoop, tu le sais.
Malgré cet encouragement, Fantasio ne desserra pas les dents.
-Allez! Console-toi en te disant que Seccotine n’a pas eu mieux! Elle n’a pas plus de lignes que nous, enfin pas beaucoup plus.
-Mouais… Bof, t’as raison, fit finalement le blond, sur un ton toutefois pas très convaincant. De toute façon avec la découverte du gamin, ça commence à devenir plus intéressant. Le meilleur est à venir!
-Quelle histoire, tout de même! Soupira Spirou. C’est incroyable que ce garçon ne veuille pas parler.
C’était la seule nouvelle du jour : Cédric Van Melle, retrouvé la veille, refusait de prononcer un mot ou même de donner quelconque indice sur ce qui lui est arrivé. Cela ne facilitait pas les choses. Mais tout le monde redoublait de vigilance pour retrouver Michaël et Julie. Il y avait maintenant un nouvel espoir. Mais les deux journalistes voyaient d’un mauvais œil cette soudaine peur de parler.
-Tu t’imagines comme il a dû être traumatisé pour perdre la parole comme ça? S’exclama Fantasio.
-Oui, soupira son ami. Je ne veux même pas imaginer ce qui lui est arrivé. Même s’il n’a pas de traces de violence, ça peut tout de même être grave. Au fait, tu as remarqué qu’on n’a pas revu la voiture, ni hier, ni aujourd’hui?
-Ben, il faut que je te dise, je l’ai aperçue hier soir dans le bois, dit Fantasio après une petite hésitation.
-Mais, pourquoi tu n'en as pas parlé?
-J’étais pas sûr que ce soit bien elle. Mais plus j’y pense, plus je le crois. Tu sais, je l’ai juste entrevue brièvement, et puis il faisait vraiment sombre.
-Ils sont sûrement devenus prudents depuis l’incident de la dernière fois, conclu Spirou. Ils veulent être moins vus. C’est sûr que cette bagnole a un lien; je ne sais pas lequel, mais il y en a un…
-D’accord, mais ça ne nous avance pas à grand-chose…
Ils restèrent silencieux pensant un instant puis Spirou se décida à raconter à Fantasio l’histoire de ses « fiançailles » avec Seccotine. Ce dernier ne peut s’empêcher d’éclater de rire, ce qui énerva beaucoup le rouquin.
-Ha! Ha! Ha! Et bien ça mon vieux, c’est la meilleure! Seccotine et toi, fiancés! Elle est vraiment bonne! En plus, sans vouloir te vexer, je ne trouve pas que vous êtes un couple vraiment assorti!
-Bon, ça va oui? Il n’y a pas de quoi rire! Je te fais remarquer que si c’était toi qui étais allé la voir cette fois-là, c’est à TOI que ce serait arrivé et là, c’est moi qui aurais vraiment rigolé!
-Mmm. Moi, je n’aurais pas trouvé ça drôle, tu vois… dit Fantasio en perdant son sourire.
-Ah oui? Je suis sûr qu’au fond, tu n’aurais pas détesté ça! Dit Spirou avec une touche de malice dans la voix.
-Qu’est-ce que tu veux insinuer? Demanda le blond en se redressant sur son siège.
-Rien du tout! N’empêche que toi et elle, vous faites un couple beaucoup plus assorti! Et je te regarde depuis quelque jours à t’inquiéter presque maladivement pour elle et…
-N’importe quoi! Coupa le blond. J’ai pas le droit de m’inquiéter pour une amie sans être accusé d’être en amour avec elle maintenant? De toute façon, tu sais bien que je ne peux pas la supporter quand elle est dans son état normal… Tu dis vraiment n’importe quoi! Tu… tu… aaargh! Tu le fais exprès!
-Bon! Bon! Ne te fâche pas! De toute façon, il n’y a aucune raison de s’énerver. Techniquement, ce n’est pas avec Seccotine que je suis fiancé, mais avec Martine.
Fantasio ne répondit rien alors Spirou quitta la route des yeux un instant pour jeter un œil sur son ami en espérant ne pas l’avoir trop mis en colère. Ce qu’il vit le fit plutôt pouffer de rire.
-Ha! Ha! Et tu es rouge comme une tomate en plus!
À ce moment, une sonnerie retenti de la poche de manteau de Fantasio qui soupira de soulagement d’être ainsi sauvé par la cloche.
Relax! take it eeeeeeeeeeaaaaaaaaaaaaaasy!
-Tiens! T’as rompu avec Rihanna? Ne put s’empêcher de remarquer Spirou.
-Très drôle… Avoue quand même que ça remonte beaucoup plus le moral, non? Allo!
-Oui, c’est moi! Bon sang, Fantasio, quelle amabilité! fit la voix au bout du fil, surprise par la sécheresse du ton de son interlocuteur.
-Qu'est-ce que tu veux, Secco? Soupira-t-il. On va vers chez toi, on arrive dans quelques instants!
-C’est l’Opel grise… elle s’est arrêtée devant chez moi, dit-elle avec un peu d’inquiétude dans la voix.
Fantasio se tourna vers son ami.
- Spirou! Ralenti. L’Opel est devant chez Seccotine, il faut arriver discrètement. Tu es sûre que c’est bien elle? Demanda-t-il ensuite à la jeune femme.
-Mais oui, je suis sûre, quelle question! Oh! Attends, elle s’en va. Pfiu! Elle est partie à toute vitesse! Mais qu’est-ce qu’elle faisait ici?
Spirou fit avancer tranquillement la voiture sur la rue de l’appartement de leur amie et les deux jeunes hommes purent apercevoir une carrosserie grise tourner au bout de la rue à toute vitesse.
-Nom de…! On l’a vue nous aussi partir! S’exclama Fantasio. Sans doute qu’elle nous a remarqués. Dis, Secco, est-ce qu’il y a des enfants qui habitent dans les autres appartements?
-Je ne crois pas! Non, il n’y a pas d’enfants! Tu crois que c’est moi qu’«ils» cherchaient? Demanda-t-elle presque en chuchotant.
-Impossible à savoir! Bon allez, descend : on est juste en bas. Il faut y aller, sinon, on va être en retard, dit rapidement Fantasio avant de raccrocher.
-Oui c’est bizarre, dit Spirou qui réfléchissait à cet événement. Comment Seccotine aurait pu être démasquée? À moins qu’on l’ait suivie en tant qu'enseignante trop curieuse?
-Ça commence à devenir chaud. Il ne faudrait pas que nous devenions des cibles de ce kidnappeur nous aussi!
Au même moment, Seccotine entra en coup de vent dans la voiture, réveillant Spip par la même occasion. -Allez, démarre Spirou! Nous ne sommes pas en avance! Lança-t-elle.
***
Spirou gara la voiture quelques mètres avant le 46. Le nouveau couple parti vers la maison tandis que Fantasio et Spip s’en allèrent dans la direction opposée.
-On te fait signe si jamais il y a quelque chose de bizarre! Lança Seccotine au blond avant de s’éloigner.
Pour toute réponse, Fantasio lui envoya la main.
-Il s’est levé du mauvais pied aujourd’hui? Demanda Seccotine au rouquin en lui prenant la main, geste qui le fit d'ailleurs sursauter.
-Non… je l’ai un peu trop taquiné tout à l’heure, c’est tout.
-Ah? À propos de quoi?
-Rien d’important!
Juste avant de monter les escaliers de pierre devant la maison de Stéphanie, Spirou s’arrêta brusquement et regarda autour de lui.
-Qu’est-ce que tu regardes comme ça?
-Rien… mais, c’est exactement ici que la voiture a failli nous écraser la dernière fois. C’était près de la maison de l’autre côté de la rue qu’elle était cachée.
-C’est un détail… allons-y : Steph va commencer à s’impatienter.
Spirou la fixait avec un sourire étrange.
-Qu’est-ce qu’il y a, encore?
-Je n’arrive juste pas à m’habituer à ton nouveau look! C’est bien simple, j’ai l’impression d’être avec une étrangère.
-Eh bien! Ça veut dire que mon déguisement est bien réussi! Hi! Hi! Sauf que n’oublie pas que nous sommes fiancés, maintenant.
-N’aie aucune crainte: impossible pour moi de l’oublier!
-Allez! Advienne que pourra!
Elle appuya sur la sonnette et c’est une Stéphanie souriante et élégante qui vient lui ouvrir.
-Martine! Enfin te voilà! Entrez, entrez! Ne restez pas à l’extérieur, il fait glacial! Donnez-moi vos manteaux, je vais les mettre dans la penderie. Je suis contente d’enfin rencontrer ton fiancé, Martine! Monsieur?
-On m’appelle Spirou.
-J’ai déjà entendu ce nom quelque part…
-C’est possible : je suis journaliste.
-Merveilleux! Venez au salon prendre un apéritif. Mon mari nous y attend.
Elle passa devant et les deux autres la suivirent tout en gardant une certaine distance.
-Je ne l’ai pas encore rencontré, son mari. Je suis curieuse de le voir, chuchota Seccotine à Spirou.
-On va voir si les rumeurs du quartier dont tu nous parlais se confirment…
Ils durent arrêter leur conversation secrète lorsqu’ils arrivèrent au salon. C’était une pièce décorée assez sobrement, mais avec goût et qui sentait bon la lavande. La maison au complet d’ailleurs dégageait une certaine chaleur. Mais les deux journalistes y étaient presque insensibles. Daniel était assis dans un fauteuil de cuir noir. Il avait un air froid mais faisait des efforts pour sourire. Il se leva tout de même pour serrer la main des invités après que sa femme les ait présentés. Il était assez grand, cheveux noirs...
-Bonsoir! Stéphanie m’avait beaucoup parlé de vous, Mlle Legrand, dit-il avec un sourire presque forcé..
-Je vous en prie, appelez-moi Martine! Répondit-elle en lui serrant la main.
Ils achevèrent les présentations et Stéphanie servi un verre a chacun. Spirou remarqua que Daniel chuchota quelque chose à l'oreille de sa femme quand elle le servit, mais il garda cela pour lui. Finalement, tous s'assirent.
-Sans vouloir être indiscrète, Nicolas n’est pas là? Demanda la journaliste.
-Non, il est parti en week-end chez sa grand-mère, répondit Stéphanie. Je crois que ça l’arrange tout de même : voir ses enseignants autrement qu’à l’école, c’est très étrange!
-Oui. Tu as sans doute raison, répondit son amie en souriant.
La soirée débuta ainsi, dans le calme. Daniel Becker s’avéra être plus agréable de compagnie qu’il ne le paraissait et la discussion était facile. Le plus difficile pour Seccotine était de mentir constamment sur son métier et sa relation avec Spirou. Celui-ci faisait d’ailleurs tout pour éviter le sujet. Ils ne discutèrent de choses banales, puis plus tard, pendant le repas, le sujet des enlèvements fut mis sur la table.
-En passant, commença Seccotine, je vous félicite, Daniel, pour avoir retrouvé Cédric. Vous avez redonné espoir aux autres parents. Les autres élèves vont mieux aussi!
-Je n’ai pas de mérite, dit Daniel. Je passais par là quand j’ai vu un garçon, tout seul, sortant du boisé et qui correspondait mot pour mot au signalement qu’il y a avait sur les affiches. Je n’ai alors pas pris de chance.
-J’ai entendu dire qu’il refuse de parler, dit Spirou.
-En fait, sans vouloir vous contredire, dit Stéphanie, on nous a dit à la police que tout ce qu’il dirait restera confidentiel pour les besoins de l’enquête. Peut-être qu’il a parlé, mais on ne le sait pas. Même, nous, nous ne sommes pas au courant.
-Ah bon, d’accord… C’est compréhensible, conclu le rouquin en se demandant si elle disait la vérité ou non.
-Et qu’allez-vous faire avec la récompense? Demanda Seccotine sans aucune gêne avant de prendre une bouchée de rôti d'agneau.
-La récompense? Ah oui! La récompense… répondit Daniel. Ben on ne sait pas. On l’avait presque oubliée! Les parents ont tellement insisté pour qu’on la prenne. Mais ce n’est pas le plus important, vous savez. On verra plus tard.
-Bien sûr! Pardonnez ma grande curiosité...
-Vous êtes journaliste, comme ça, dit Stéphanie après un petit silence gêné. Et vous travaillez sur quoi en ce moment?
-Eh bien, rien d’exceptionnel. Je suis en train de faire un article sur le conflit au Darfour, menti Spirou. C’est pour un dossier dans le journal. Mais, puisqu’on parle de travail, que faites-vous dans la vie, Daniel?
-Dan est pigiste pour des magazines, répondit Stéphanie à sa place. Vous êtes presque collègues, hi hi!
-Oui, continua le mari. J’avais un poste fixe avant, mais le mag où je travaillais a dû couper des postes alors… Les deux journalistes lui firent un sourire compréhensif.
-Et vous, vous vous mariez comme ça? S'empressa de demander la cantinière.
-Oui, l’été prochain! Au mois de juillet, répondit Seccotine. On a vraiment hâte! N’est-ce pas chéri?
-Oh, oui! C’est sûr! Le plus beau jour de notre vie! Répondit Spirou avant de prendre une grande gorgée de vin pour essayer de changer les images qui se faisaient dans sa tête.
-Hi! Hi! Tu as l’air nerveux à cette idée, Spirou! Gloussa Stéphanie. Comme c’est mignon les débuts de relation! Je dois savoir comment vous vous êtes rencontrés!
-Martine va vous raconter ça : c’est une fabuleuse conteuse! Répondit rapidement le rouquin.
-Oui, heu… bon! C’était vraiment par hasard! J’étais en vacances en … Afrique! Oui, j'accompagnais une cousine pour un safari. Ce n'est pas vraiment ma tasse de thé, mais elle avait insisté. Bref, il m’est arrivé une malchance avec mes bagages à l’aéroport et ma cousine n’était pas encore arrivée. Lui, il était là pour un reportage à propos des rhinocéros, je ne sais plus trop. Il m’a vue par hasard avec mes problèmes et il s’est proposé de m’aider. Et voilà: ce fut le coup de foudre! Et quand j’ai appris qu’il n’habitait pas très loin de chez moi…
-Oui, c’était vraiment par hasard et on s’est revus peu de temps après que je sois revenu d’Afrique, encore par hasard. Et bien, la suite est prévisible, termina Spirou.
Seccotine ne peut s’empêcher de rire en imaginant Spirou faire une demande en mariage. Elle se lança alors à raconter un récit presque rocambolesque où l’heureux élu lui fit sa demande dans un lieu reculé au nord du pays, près de la mer où elle était allée le rejoindre alors qu’il poursuivait des trafiquants… Bref, elle laissa aller son imagination. Stéphanie fit un sourire amusé.
-C’est tellement une belle histoire! N’est-ce pas chéri?
-Oui, on s’en souviendra longtemps! dit Seccotine. Vous permettez? Il faudrait que j’aille aux toilettes.
-Bien sûr! C’est la deuxième porte à gauche, répondit son amie.
-Merci!
La journaliste se trouva très chanceuse car les toilettes étaient tout à fait hors du champ de vision des autres. Elle observa silencieusement les alentours et remarqua une porte en face de celle de la salle de bain. Sous la porte, on pouvait voir un filet de lumière s’échapper qui prouvait que la pièce était éclairée. La jeune femme tenta d’ouvrir mais la poignée refusait de tourner. Sans plus attendre, elle entra dans la salle de bain, verrouilla la porte et sorti son téléphone portable de son sac à main. Elle composa rapidement un court message pour envoyer à Fantasio.
porte verrouillée en face des toilettes et lumière dans la pièce. S’il y a une fenêtre, donne sur la cour arrière. À toi de jouer! Se
Elle profita du moment pour ajuster sa perruque et son maquillage, puis elle sorti pour aller rejoindre les autres dans la salle à manger. Pendant ce temps, à l'extérieur, Fantasio senti son téléphone vibrer dans la poche de son manteau. Il lu le message de son amie et regarda l’écureuil qui était monté sur un arbre.
-Tu es prêt Spip? À nous de jouer : on a besoin de nous!
Sur ces mots, ils se dirigèrent vers la cour arrière de la maison. Il regarda la large fenêtre basculante illuminée, située environ à un mètre et demi du sol et poussa un petit rire.
-Un jeu d’enfant: cette fenêtre n'est même pas verrouillée! Mais il va falloir que tu grimpe un peu, Spip! À cette hauteur, je ne pourrai pas le faire: tu dois l'ouvrir par le haut.
Après quelques acrobaties, Spip réussi avec un air triomphant à ouvrir la fenêtre. Fantasio grimpa à son tour et entra le plus silencieusement possible dans la pièce. Elle était meublée d’une bibliothèque, d’une table de travail et de beaucoup de classeurs à dossiers. Le grand ordre qui y régnait la faisait paraître presque vide. Sur les murs, quelques tableaux étaient accrochés.
-Mais il n’y a rien ici! Soupira le blond. Mais… qu’est-ce que tu as trouvé là, Spip?
Le rongeur tenait dans ses petites pattes un petit objet oblong blanc et rouge.
-Tiens, tiens… ça peut être intéressant, ça! Montre-moi où tu l'as trouvé!
***
À l’intérieur de la maison, la soirée s’achevait. Tous les sujets de conversations possibles ont été abordés: la météo, les classes que Martine a eues dans sa courte carrière, la politique internationale, le dernier film sorti... Spirou et Seccotine examinaient chacune des paroles de leurs hôtes. Ils auraient voulu parler un peu plus de l'affaire, mais le sujet changeait toujours brusquement. Après le dessert, « Martine » s’est dite très fatiguée de sa journée et elle exprima son désir de rentrer.
-Avant de partir, Martine, il y a quelque chose que je voudrais te donner.
Elle parti dans la cuisine et elle revint avec un pot de verre rempli d'une substance rouge.
-Tiens! C’est de la confiture de framboises! J’en fait durant l’été. C’est un cadeau pour vous remercier de votre visite, à tous les deux.
-Oh! Merci beaucoup! C’est très gentil. Bonne soirée!
Ils prirent leurs manteaux puis après nombreuses salutation amicales, ils sortirent. Quand la porte se referma, Spirou soupira, comme s’il avait retenu son souffle pendant très longtemps. -Tu n’as pas cherché très loin pour notre histoire de rencontre…dit-il ensuite à son amie. Bien que la suite était assez amusante!
-Et toi, tu m’as bien refilé la besogne! Répondit-elle en faisant mine d’être fâchée.
-Tu as toujours eu plus d’imagination que moi…
-Je le prends pour un compliment! N’empêche que j’ai détesté ma soirée…
-Moi aussi… Et, si ça ne te dérange pas, je préfère que ce soit toi qui garde la confiture.
-Pas de problème… Ah! Voilà Fantasio!
En effet, leur ami sortait de la cour arrière de la maison de la famille Becker.
-Passé une belle soirée? Demanda-t-il.
-Horrible, oui! S'exclama Seccotine. Je ne suis décidément pas faite pour les soirées de couples bien tranquilles! Et en plus, on n’a rien pu tirer : s’ils ont quoi que ce soit à voir avec cette histoire, ils le cachent bien! Ils changeaient toujours de sujet.
-Une chose qui est sûre: Daniel Becker ressemble en tous points au signalement que les parents avaient donné sur le type de la voiture. Mais, ça ne prouve rien jusqu'à maintenant! Et toi, de ton côté?
-J’ai essayé d’entrer dans le garage, juste pour voir quelle voiture ils ont, j’étais curieux! Mais je n’ai pas réussi. Par contre, j’ai pu entrer dans la pièce que tu m’avais indiquée, Secco. Un jeu d’enfant! Ce n’était qu’un bureau mais, pour être sûr, j'ai quand même pris quelques photos, je les imprimerai demain. Par contre, sur le plancher, près d’une table de travail, j’ai trouvé ceci. (Sur ces mots, Spip monta sur les épaules du blond en poussant un cri) Bon, en fait, c’est Spip qui l’a trouvé.
Il sorti de sa poche une petite barrette à cheveux en plastique blanc, ornée de coccinelles rouges souriantes. Seccotine la lui arracha des mains.
-Mais… cette barrette… Je mettrais ma main au feu qu’elle est à Julie! Oui! Elle l’avait cette journée-là! Il y a même un de ses cheveux dessus! Dit-elle en arrachant aux dents de plastique un cheveu roux frisé.
-Tu es sûre? Demanda Spirou. Mais alors… Comment l’objet d’une fillette peut se retrouver dans un bureau? Je commence de plus en plus à croire que ce couple à bel et bien quelque chose à voir là-dedans.
-Il va falloir y retourner. Demain, j'irai faire ma petite visite… dit la jeune femme en mettant la barrette dans la poche de son manteau.
-Bon on rentre? Demanda Fantasio en sortant les clés de la voiture.
Ils partirent donc avec Fantasio au volant cette fois-ci. En arrière, à côté de Spip qui s’était de nouveau endormi, Seccotine était absorbée par le petit objet de plastique rouge et blanc qu’elle retournait dans tous les sens. Elle savait qu’il s’agissait d’une clé évidente pour l’énigme, mais il était aussi la preuve irréfutable que Stéphanie ou son mari avait quelque chose à voir avec les enlèvements. Mais elle était à ce moment trop épuisée pour penser à quoi que ce soit. Sans qu’elle ne s’en rendre compte, la voiture arriva près de chez elle.
-Mlle Seccotine est arrivée à sa modeste demeure! Chantonna Fantasio sans sourire.
-Hein? Déjà? Heu… merci. Bon ben, on se redonne des nouvelles bientôt, les garçons!
-Attends! Dit soudainement Spirou. J’y pense, il y aurait des documents sur l’affaire que je voudrais t’emprunter.
-Oh, mais bien sûr. Viens avec moi, je vais te donner ce dont tu as de besoin.
-Si tu veux rentrer tout de suite, Fantasio, vas-y, dit-il a son ami en refermant la portière. Je me débrouillerai pour le retour.
-Bien d’accord! Je meurs d’envie de retrouver mon lit, moi! À plus tard alors.
-À plus tard… dit-il à son ami qui n'entendit rien, car il était déjà reparti rapidement.
-Ah, lui! Quand il est de mauvaise humeur…grommela Spirou.
-Tu prendras bien un café avant de repartir avec tes documents? Demanda la blondinette en ouvrant la porte.
-Pourquoi pas…

Commentaires
1. Le jeudi 29 mai 2008 à 15:38, par Kristaline
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